ednancy créativité

juin
9

Histoires imaginaires.

Il était une fois, un petit écolier de neuf ans qui ne s’exprimait que par le dessin bien qu’il sût parler.

Chaque jour, il s’enthousiasmait à gribouiller et peinturlurer tout qui sortait de son imaginaire d’enfant et tout ce que sa main l’autorisait à reproduire. 

Muni de son crayon et de ses feutres, le petit créatif illustrait le beau, le sublime, le pas beau, le laid, l’affreux sur tous les morceaux de papier qui lui tombaient sous la main et même dans les marges de son cahier de leçon.

L’enfant dessinait tout de son quotidien : chiffres, lettres, traits, portraits, personnages de dessins animés, animaux, nature, école, classe, héros et même ses émotions. N’importe où et n’importe quand. À l’école pendant sa récréation ou dans sa chambre au réveil et au coucher.

Le dessin l’amusait. Une affinité l’unissait à cette activité créative. Et il était évident pour ses parents qu’il y prenait beaucoup de plaisir.

Surprise inattendue.

Le jour de son neuvième anniversaire, il reçut un grand cadeau soigneusement emballé dans du papier orné d’un méli-mélo de couleurs.

Le petit enfant se faisait déjà une petite idée du cadeau. C’est certainement un jeu vidéo comme on en offre à ceux de son âge par ces temps pensait-il.

Allez ! Ouvre-le maintenant ! s’impatiente sa mère les yeux pétillants de bonheur. Il n’ a pas été facile de le choisir tu sais ! renchéris son père sur un ton ironique.

Le gamin fixa un moment ses parents comme pour déceler la malice. Il reporta ensuite son attention sur les gazouillis de sa petite sœur dans les bras de sa mère. Ses trois voix formaient un drôle de chœur angélique en ce jour anniversaire. 

Bon d’accord ! acquiesça-t-il. Les mains tremblotantes, il ôta délicatement le papier cadeau pour découvrir enfin cet objet qui amusait tant ses parents.

Ahh ! Mais ce n’est pas un jeu vidéo souffla-t-il, tout émerveillé par cette surprise inattendue.

Un coffret haut en couleurs.

Qu’est-ce que ça peut bien être ! Hum ! Hum ! poursuit-il !

Le petit espiègle tourna et retourna l’objet. Soudain, il sursauta à la lecture de cette mention gravée sur la boîte : les outils du petit artiste. Sans tarder, il ouvra la grande mallette pour exhumer ses trésors enfouis.

À son grand étonnement, la mallette mystérieuse contenait toute l’artillerie pour faire de lui, un artiste en herbe. Un cahier de dessin parsemé de grandes pages blanches, un mini-chevalet pour peindre, gouaches en pastilles (des couleurs et des nuances de chacune), feutres pailletés, tubes de peinture, crayon à papier, crayons de couleurs, crayons de cires, mini-marqueurs, pinceaux, crayons noirs, taille-crayons, gomme, éponge, craies grasses, tube de colle et même une règle de 15 cm.

Waouh ! Chouette ! Super ! C’est le plus cadeau d’anniversaire lança-t-il en câlinant tour à tour sa famille. Merci Papa et Maman. Merci petite sœur en déposant un bisou sur le front lisse du bébé.

Pour un apprenti artiste.

Dis l’artiste, que voudrais-tu faire demain . Et après-demain ? le taquina sa mère. Le gosse esquissa un de ces sourires dont seul un enfant avait le secret. C’est aussi simple que ça en a l’air ! rétorqua le petit filou. La même chose que chaque jour : crayonner le monde.

La tête du petit bonhomme fourmillait déjà d’idées nouvelles. Que ferais-je demain ? s’interrogea-t-il comme pour traduire ses pensées.

  • Me lever de bonnes heures. Imager le soleil du matin. Puis le maquiller de jaune d’or.
  • Filer dans la chambre de ma petite sœur. La croquer en train de dormir puis rosir ses joues de sommeil.
  • Rejoindre maman dans le jardin. Et la portraiturer au milieu des fleurs du printemps. 
  • M’immiscer incognito dans l’atelier de bricolage de Papa. Et le peigner à la tâche.
  • Reproduire la nature alentour et la maquiller son tapis de vert.
  • Imager le ciel de midi ! Bleuir ses rires. Attendre la nuit pour le charbonner de noir.
Un rêve à portée de main (s).

C’est débordant de gaieté que l’enfant déposa la grande boîte dans sa chambre. Il était temps pour lui de dormir, une grosse journée l’attendait demain. Son rêve de cette nuit serait à portée de main (s) : un coffret rempli d’une panoplie d’accessoires pour accompagner le développement de sa créativité.

Peu après, sa mère rentra dans sa chambre pour éteindre la lumière. Le garçonnet dormait déjà d’un doux sommeil enchanteur. Elle s’assit sur le bord de son lit, remonta la couverture sur son gros bébé tout en chantonnant une berceuse : la berceuse des artistes en herbe.

  • Dors, dors, mon petit garçon. Tu rêves surement de ce coffret et de son arc-en-ciel de couleurs.
  • Dors, dors, mon chéri. Demain est un jour créatif pour ta main.
  • Dors, dors, mon enfant. Demain, le soleil se lèvera. Il arborera sa plus belle parure. Il se dressera fièrement devant toi pour te demander son portrait.
  • Dors, dors, mon apprenti artiste. Demain, tu auras tout le temps de dessiner le soleil, de crayonner le monde et de l’embellir d’un camaïeu de couleurs. 

Parce que c’est ton droit.

Crédit : Photo by Ravi Sharma on Unsplash

Parce que le bien-être des enfants et des femmes est sacré.

lgednancy

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